Projet « Ruines » : Exposition
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Le Festival Du Fantastique » 2021, du 11 au 13 juin, Béziers, France !
Thème 2021 : « Créatures De La Nuit ».

Dans un univers de science-fiction, voyagez à travers des mondes disparus.
Êtes-vous prêt, à travers un Cube, de fouler la planète Cruvire où l'ère glaciaire s'est imposée ? 

 

Pascal CASOLARI
Peintre

Emmanuel QUENTIN
Ecrivain

Emmanuel REGIS
Sonoriste

 

 

 

Pour un confort d'écoute optimal, l'utilisation d'un casque audio est fortement préconisée :)

Sonja

     Largage.
    
Chute.
    
Complications.
    
Quelques minutes seulement après s'être harnachée dans le module qui devait l'amener sur le site archéologique de Cruvire, Sonja Dermille comprit que son évaluation était compromise avant même d'avoir débuté. Alors qu'on lui avait assuré que tout se passerait à merveille – météo OK, Zone d'atterrissage OK, équipement OK, équipe au sol OK – et que tous les voyants étaient au vert, les éléments se chargèrent de lui prouver le contraire.
     Cinq minutes environ avant l'appontage, tandis que la capsule traçait une ligne lumineuse dans le silence ouaté de la nuit noire, une tempête de glace se déchaîna subitement. Cela aurait pu se révéler sans conséquence si les conditions extrêmes et exceptionnelles de cette manifestation climatique n'avaient pas gelé les volets directionnels de l'appareil, l'empêchant de se poser à l'endroit prévu. Trop chahutée pour arriver à coordonner ses mouvements, Sonja renonça à passer en manuel. Elle ferma les yeux, pria des dieux auxquels elle ne croyait pas pour que les ballons gonflables parviennent à se déployer avant l'impact ; ce qu'ils firent, avec ou sans intervention divine, l'appareil valdinguant dans une succession de rebonds aléatoires et violents.
     Se remettre de ses émotions ne fut pas chose facile. Durant de longues minutes, tout mouvement lui fut impossible tant elle était nouée. Soumise à cette immobilité forcée, elle tenta de contacter l'équipe du site de fouilles censée la réceptionner. Seul le silence se fit l'écho de ses paroles, extirpées de haute lutte à la puissante main invisible comprimant sa poitrine.
     Au-dehors, le vent mugissait comme une bête à l'agonie crachant des éclats de givre sur le hublot impassible de la capsule qui, harcelée par une telle force, aurait dû tanguer encore et encore. Mais l'engin, ne bougeait pas, il était comme figé sur un sol complaisant.
     Une nouvelle salve de panique rua dans les veines de Sonja, mais au lieu de s'abandonner à elle, l'étudiante prit appui sur cette énergie brute pour mieux s'en dédouaner. Avec empressement, elle repoussa les connecteurs ombilicaux raccordés à sa combinaison comme s'il s'agissait d'un nid de serpents, avant de les détacher enfin. Fébrile sur ses jambes, elle se releva et enclencha la procédure d'ouverture de la porte d'une main tremblante, laissant ainsi toute latitude au vent tonitruant et à d'épais morceaux de glace, ronds comme des poings fermés, de s'insinuer dans l'habitacle. L'avertissement était on ne peut plus clair. Sortir revenait à s'exposer à un danger sans nom. Mais avec un oxygène limité, Sonja ne se sentait pas d'humeur à prendre les paris sur la durée de la tempête.
     Une dernière fois, elle réitéra ses appels auprès du site. Sans succès.
     Alors, tant bien que mal – plutôt mal que bien – Sonja s'extirpa de la capsule et s'abandonna à une glissade le long de la paroi. L'image de descentes sur les longs et tortueux toboggans aquatiques de Mermize, ville balnéaire du continent Coserain, sur Foasis IV, s'invita dans son esprit.
     L'eau ne l'attendait pas ici, pas sous sa forme liquide en tout cas. Car c'est sur un sol dur, lisse et blanc que la jeune archéologue s'échoua. Sur la mer gelée de Desténil, à environ huit heures de marche des fouilles. Autant dire une éternité.

     Sonja, point minuscule sur une immense étendue de glace, peinait à suivre la ligne jaune que son casque dessinait sur le sol dans cette nuit torturée, soumise à la loi d'un vent enragé et glacé. Elle s'était mise en route après avoir consulté la carte sur le moniteur de son avant-bras et déterminé l'itinéraire le plus court pour rejoindre le site de Cruvire.
     Consciente de la longueur et de la difficulté du trajet à venir, elle puisa dans ses souvenirs pour s'occuper l'esprit, le détacher autant que possible de la tourmente environnante. Elle se nourrit de sa colère à l'encontre de Sandrone, ce sale petit bâtard qui avait eu la bonne idée de la planter la veille de leur départ respectif. À elle la glace de Cruvire, à lui le sable du désert de Médénas. Comment lui avait-il dit déjà ? On ne va pas se voir avant longtemps et nous aurions tort de ne pas céder à la tentation si tentation il doit y avoir. Nous ne nous étions rien promis de toute manière et... bref, je pense qu'il vaut mieux que nous en restions là. Il sera toujours temps de juger à notre retour si nous nous sommes manqués. Pathétique de médiocrité.
     Elle l'imagina marchant dans un désert de sable, harassé par une chaleur caniculaire. Elle le vit tituber, s’effondrer et se soumettre aux rayons d'un soleil plus glorieux que lui. Elle dégusta ce spectacle, se le repassa mentalement, encore et encore, au point de rire dans l'espace confiné de son casque, nervosité et amertume mêlées.
     Mais très vite, forcément, la réalité se rappela à Sonja. La jeune femme s'enferma dans une solitude ponctuée par la répétition de gestes et de pensées, une parenthèse de temps aux allures de boucle interminable.
     Lors de ces cycles, espoir et abattement alternaient selon des règles imperceptibles et indéfinissables, chaque voie de réflexion pouvant en effet nourrir et l'un et l'autre.
     Les chiffres s'égrenant à l'envers sur le moniteur de Sonja étaient la preuve tangible que ses pas, si lents et lourds soient-ils, la rapprochaient inexorablement de son but. Les dents en acier sous ses semelles lui permettaient de lutter contre le vent de face. Celles-ci se coinçaient parfois dans la glace mais, sans elles, elle aurait été emportée, aurait roulé sur des kilomètres et des kilomètres, pour finir gelée aux confins de la mer de Desténil.
     Même quand elle progressait, quand il lui semblait avoir trouvé un rythme satisfaisant, 1,2,3,4... 1,2,3,4... la montagne, loin devant, la montagne qu'il lui faudrait gravir, se rappelait à ses bons et mauvais souvenirs, au prix d'une dualité permanente. Une dualité dans l'effort, entre certitude de mourir et conviction d'en réchapper, sans demi-mesure. Il n'y avait pas d'entre deux ici, juste des concepts s'ébattant en elle dans l'illusion d'une absolue clairvoyance, plutôt proche du délire : le dehors et le dedans, le vide et le plein, la chair et le décharné, la parole et le silence. Et ce froid, tout autour d'elle qu'une simple projection mentale lui permettait presque de sentir.
     Bien des fois, elle faillit céder, s'écrouler au sol pour ne plus se relever et faire de la glace son linceul. À deux reprises, consciente d'être au bord du renoncement, elle dut avoir recours à une injection de stimulants dilués dans l'eau recyclée de son urine.
     Puis elle aperçut l'ombre des montagnes devant elle. De manière si fugace d'abord – le contour épineux d'un sommet dévoilé dans l'éclat de la neige, ombre noire minérale sur le fond bleu sombre de la nuit – qu'elle pensa avoir été victime d'un mirage nourri par l'espoir d'en finir avec son odyssée.
     Son moniteur lui confirma la présence des montagnes à un peu plus d'un kilomètre. Elle ne s'arrêta pas, s'arrêter c'était mourir. Elle ne courut pas non plus mais garda un rythme régulier – seulement entrecoupé par des rafales de vent pernicieuses – jusqu'à les atteindre enfin.
     La Chaîne des Cruvire marquait la limite avec la mer de Desténil. Au-delà les massifs montagneux, se trouvaient les Terres Pauvres, nommées ainsi en raison de leur absence totale de signe de vie passée. C'était là tout le mystère de cette planète. La seule trace d'une civilisation répertoriée à ce jour se situait sur le site de Cruvire où les pionniers avaient débusqué un unique sanctuaire, malheureusement impénétrable. Les archéologues successifs avaient tout essayé, des méthodes d'observation les plus anciennes aux plus récentes, sans succès. Cruvire ne voulait pas parler. L'idée de creuser un souterrain pour pénétrer dans le temple avait été écartée aussi vite qu'elle était apparue. La surface du site était trop instable. À tout moment, le monument pouvait s'écrouler et emporter ses secrets avec lui. Non, quelqu'un, un jour, déchiffrerait les inscriptions sur son frontispice, parviendrait à entrer et qui sait alors, à quelles merveilles, à quelles révélations les hommes devraient faire face...
     C'était étrange pour Sonja de penser à cela maintenant alors qu'elle était à la fois si proche et si loin de sa destination.
     Le terrain se révéla favorable à son ascension. Le flanc de la montagne ne manquait pas de prises : des arêtes de pierre saillantes, anguleuses, parfois coupantes, parfois rondes et lisses sur leur extrémité. Sonja privilégia ces dernières pour grimper, étirant son corps au maximum quand cela s'avérait nécessaire. Elle redoubla de prudence et reprit son souffle entre chaque palier, s’immisçant entre deux bourrasques dès lors que c'était possible. Le temps, encore, lui parut si long.
     Elle parvint un peu plus tard sur le premier plateau, lieu prévu de son atterrissage. Épuisée, essoufflée, Sonja se laissa tomber à quatre pattes. L'émotion aussi bien que ses nerfs mis à rude épreuve lui tirèrent des larmes de joie. Elle avait réussi ! Contre toutes ses attentes, elle avait réussi !
     Elle finit par se relever, titubante, luttant contre l'envie de s'essuyer les yeux. Elle traversa le large cercle dessiné au sol, délimité par des balises lumineuses clignotantes, des containers, des sondes lasers et des câbles, avant d'emprunter l'ascenseur en face d'elle. Elle allait enfin rejoindre le reste de l'équipe. Ils devaient l'attendre dans les baraquements suspendus à flanc de paroi.
     Lors de sa descente, elle voulut observer le temple de Cruvire, en contrebas, sur le versant opposé, mais toutes les lumières étaient éteintes et la nuit bien trop noire pour y parvenir. Peu importait, elle le verrait le lendemain, après avoir raconté son incroyable et inquiétante aventure à ses collègues. Après s'être délestée d'un trop-plein d'émotions.
     Sonja ne put partager son expérience avec personne.
     Ils avaient tous disparu.
     Elle ne s'en rendit compte qu'à la fin du processus de pressurisation. Lumières, chauffages, holos et autres moniteurs fonctionnaient mais l'ensemble des six unités qu'elle passa en revue – laboratoires, dortoirs, cuisine, espaces communs – reliées entre elles par des tubulaires à propulsion lente étaient désertes. Personne n'avait laissé de message à son intention, pas même dans le carnet de bord qu'elle consulta sur l'une des bornes d'échange standard. Exténuée, dans l'incapacité la plus totale de rationaliser les derniers événements, Sonja se coucha finalement sur la première couchette venue. Elle s'y endormit au bout de quelques secondes seulement, sombrant dans un sommeil aussi profond et absolu que le mystère s'activant en ce moment même derrière les murs du temple de Cruvire.

     L'odeur aigre de sa transpiration, portant en elle les affres de son périple nocturne, la réveilla quelques heures plus tard. Difficile de dire s'il faisait encore nuit ou si le jour s'était levé derrière le tapis de nuages sombres tourbillonnant au-dessus d'elle. Loin de se résigner ou de céder à une panique larmoyante et plaintive, Sonja évalua sa situation, bien décidée à faire face. Elle adressa un rapport à l'Académie, consulta l'historique des entrées et sorties de l'ascenseur externe, puis celles des plasmasphères permettant d'accéder au site. Hormis son propre passage un peu plus tôt, personne ne s'était rendu sur la zone d'atterrissage ces derniers jours. En revanche, quinze heures plus tôt, les sept membres de l'équipe avaient emprunté les modules pour rejoindre le temple. Qu'avait-il pu se passer pour les obliger à sortir au point de braver les procédures d'usage ?
     Elle avait compris avant même de finir de se poser la question. La réponse se trouvait dans sa combinaison. Sonja vérifia par acquit de conscience, mais elle ne doutait pas de son raisonnement. C'était là, écrit en vert sur noir. Le départ de l'équipe coïncidait à quelques secondes près avec le début de la tempête que personne n'avait anticipée. Pour une raison ou pour une autre, ils avaient été dans l'obligation de quitter les baraquements. Un rapport avec la stabilité de l'ensemble de la structure, peut-être, mais aucun élément dans la base ne faisait mention d'un tel risque. Alors quoi ? Avaient-ils trouvé le moyen de pénétrer à l'intérieur du temple ? Et pourquoi n'avaient-ils pas... L'éclairage, bien sûr.
     Sonja tâtonna quelques instants avec le tableau de bord de la station, légèrement différent de celui sur lequel elle s'était fait la main en phase de simulation. Elle alluma le temple de Cruvire, puis vint se coller à la paroi de verre pour l'observer.
     Il était là, tel qu'elle l'avait vu tant de fois sur des représentations holos. Si semblable et tellement différent sous cette dimension brute et authentique. Si imposant et si fragile, aussi. Érigé sur un sol instable, il donnait l'impression de pouvoir basculer en arrière à tout instant, alors qu'en réalité il n'avait pas bougé depuis des années. On l'avait trouvé ainsi, un siècle plus tôt. À l'origine, il avait été creusé à même la roche mais un éboulement avait eu raison de la paroi et l'avait isolé du reste de la montagne en emportant une partie de la toiture et du fronton. La façade était encore en très bon état. Le double cercle de pierre gravé de signes énigmatiques qui en verrouillait l'accès fascinait presque autant par son éclat que par l'aura du secret dont il était le dépositaire. Cela ne se voyait pas de là où se tenait Sonja, mais ses deux couronnes ainsi que les deux frises verticales aux extrémités du temple étaient constellées de microscopiques orifices noirs de dimensions identiques. Nul ne savait s'ils possédaient une signification propre ou s'ils n'étaient en réalité que l'illustration d'une usure naturelle. Mais en ce cas, pourquoi la neige qui se nichait partout ailleurs sur l'édifice ne parvenait-elle pas à les combler ?
     Sonja aurait tant aimé aborder toutes ces questions avec les archéologues, échanger avec eux sur le mystérieux sanctuaire de Cruvire. Au fond d'elle-même, elle ne pouvait le nier, vanité des vanités, elle espérait aussi être à l'origine d'une découverte capitale.
     Seulement, ses priorités avaient changé de nature. Il lui fallait maintenant comprendre ce qui s'était passé ici. Et il n'y avait qu'une façon d'y parvenir : en retraçant le parcours de l'équipe disparue.

     Elle les trouva rapidement.
     Les corps étaient allongés à même le sol, sur le plateau d'une excroissance rocheuse, en contrebas du temple. Gelés et en partie recouverts de neige. Si elle fut effrayée et abattue par ce triste spectacle, elle le fut d'autant plus par les stèles oblongues, telles des dents d'ivoire érodées, disposées au-dessus de leur tête en partie recouvertes de neige. Des signes identiques à ceux figurant sur la façade du sanctuaire étaient gravés sur ces sépultures. Sonja compta les corps une première, une deuxième, puis une troisième fois. Sept. Sept cadavres jonchaient bien le sol chaotique. La jeune femme étouffa un cri lorsque l'évidence la frappa de plein fouet : quelqu'un, entre la veille et aujourd'hui, avait érigé ces pierres tombales destinées aux défunts. Ce quelqu'un les avait peut-être même tués...
     Paniquée, Sonja, remonta en courant en direction d'une plasmasphère, mais tandis qu'elle passait devant le temple, le sol se mit à trembler, faiblement d'abord, puis de plus en plus fort, sans discontinuer. Un vent tonitruant, matérialisé par une écharpe de neige, virevoltant dans les airs comme le fanion d'un enfant courant en tous sens, enveloppa Sonja, petit à petit, l'intimant à ne plus bouger. Statufiée, l'étudiante pleura son désespoir, implora qu'on la laisse tranquille. Elle ne voulait pas mourir, pas ici, pas comme ça.
      Non ! hurla-t-elle en direction du temple toujours aussi imposant et magnifique dans l'éclat des lumières artificielles.
     Le cri se noya dans le tumulte, mais sur la façade de l'édifice, les minuscules orifices coulissèrent et crachèrent des milliers, des millions, des milliards de particules noires avec une férocité invraisemblable. Régurgitée, la matière obscure envahit l'espace, grouilla de toute part dans les airs sous les yeux ébahis de Sonja. Le débit gagna en puissance jusqu'à s'éteindre subitement et, alors seulement, les fragments sombres, comme obéissant à un ordre intangible, s'agglomérèrent pour former une masse à l'image d'un démon terrifiant. Son oeil unique, tourbillonnant, et sa bouche, révélés par l'absence de particules, diffusaient une aura malfaisante dans l'atmosphère. Les mouvements de ce monstre, si elles pouvaient rappeler le rassemblement tourmenté des oiseaux avant la migration, revêtaient ici un aspect malsain et tellement néfaste que Sonja détourna son regard. La bête en profita pour se jeter sur sa victime, prête à l'engloutir.
     La matière noire s'insinua dans sa combinaison, courut le long de sa peau et la recouvrit entièrement avant de la soulever de terre. La jeune femme poussa un long cri déchirant, portant en lui la détresse de l'oubli à venir. Elle était venue fouiller la mémoire d'une civilisation disparue sans penser un seul instant que cette mémoire était encore vive, tenace, dangereuse.     Le capitaine du Lonesome et le médecin de bord regardaient le corps de Sonja Dermille endormie dans le caisson thermique de l'infirmerie.
     Au regard de son état, vous croyez que l'on peut porter du crédit à ce qu'elle raconte ? demanda l'officier.
     C'est difficile à dire. Elle était en plein délire. Si vous voulez mon avis, je pense que son état de choc a altéré son jugement.
     Oui, sans compter que nous n'avons pas retrouvé les corps des autres membres de l'équipe d'archéologues.
     Avez-vous une idée de ce qui a pu lui arriver ?
     Non, aucune. Une chose est sûre. Ils n'étaient pas à l'emplacement qu'elle nous a indiqué. Je laisse le soin à d'autres de résoudre cette énigme. En tout cas, elle a eu de la chance que l'Académie nous envoie pour lui venir à en aide.
     Les deux hommes observèrent la jeune femme encore un instant avant de s'éloigner.
     Dans le caisson, Sonja Dermille, les yeux clos, eut une quinte de toux. De sa bouche s'échappa un nuage de petits grains noirs.
     Disposés à se reproduire.

 

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